La Végétation Littorale

La végétation a été choisie sur les recommandations du Conservatoire Botanique National des Mascarins (CBNM). Une liste de 7 espèces végétales a été identifiée et composée en plusieurs strates en fonction de leur répartition sur le littoral.

    • En zone supra-littorale : une végétation basse composée des lianes telles que la « Patate à Durand » et la « Patate Cochon » qui s’étalent sur la partie de la plage la plus mobile, à la limite de la zone de déferlement des vagues. Les premiers fourrés arbustifs sont composés de « Veloutier bord de mer » et de « Manioc bord de mer » résistant aux embruns, ils apprécient les sols bien drainés dans lesquels s’étire leur système racinaire diffus. Ils constituent le premier écran contre les nuisances sonores et lumineuses. Il s’agit de la zone de ponte des tortues marines. Il est donc important de maintenir le couvert herbacé et arbustif pour fournir des zones d’ombrage et assurer le maintien du sable.
    • En zone ad-littorale : une végétation haute constituée de trois espèces d’hibiscus (les deux « Porchers ou Bois de Peinture » et le « Mova ou Mahot bord de mer ») formant un sous-bois sombre circonscrit la plupart du temps dans la dépression d’arrière plage. Cette forêt est suivie d’une forêt sèche représentée principalement en frange littorale par une espèce endémique de La Réunion, le « Latanier Rouge ». Protégées des embruns par les fourrés de veloutiers et les hibiscus, quelques espèces typiques de la côte ouest parviennent à se développer.
Latanier Rouge (Latania lontaroides) Mahot Bord de Mer (Hibiscus tiliaceus) Porcher (Thespesia populnea et populneoides)
Manioc Bord de Mer (Scaevola taccada) Veloutier (Heliotropium foertherianum)
Patate à Durand (Ipomea pescaprae) Patate Cochon (Canavalia rosea)

Les étages de végétation

Les espèces envahissantes

Une espèce invasive : Le zépinard Prosopis juliflora. Il importe de lutter contre cette espèce.

Pour plus d’information, consulter les Ressources.

Quelques définitions

  • Espèce endémique :  Espèce dont l’aire de répartition est limitée à une région géographique particulière et qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Les espèces hautement endémiques, avec des aires de répartition très réduites, sont particulièrement vulnérables à l’extinction si leur habitat naturel est supprimé ou significativement endommagé.
  • Espèce invasive :  Espèce non indigène, introduite accidentellement ou délibérément hors de son aire de distribution, qui affecte négativement des habitats et des biorégions sur les plans écologique, environnemental et économique. Elle peut constituer une grave menace pour la biodiversité en contribuant à éliminer des espèces locales qui peuvent s’avérer moins compétitives. Elle se développe d’autant mieux si elle trouve une niche écologique vacante et si aucun prédateur local n’est adapté à son contrôle. Elle crée des perturbations en dominant une région, une aire protégée, des habitats particuliers et/ou des interfaces entre des zones urbaines ou naturelles en raison de pertes de contrôle de ces espèces.

Source : Dictionnaire encyclopédique de la diversité biologique et de la conservation de la nature. Patrick Triplet